Jour après jour, SEMAINE, Semaine3

JOUR +15 : Dimanche

Aujourd’hui, l’étape va me conduire de Castres à l’abbaye de Sainte Scholastique de Dourgne, où officient les soeurs Bénédictines. Nous avons volontairement choisi cette abbaye plutôt que celle d’En Calcat, très réputée également, où vivent des moines, mais beaucoup plus austère que celle que nous avons choisi où le repas notamment a lieu en silence.

https://www.encalcat.com/

http://benedictines-dourgne.org/mireille/

Avant de partir de Castres, merveilleusement ornée de ses innombrables drapeaux dédiés au rugby, une visite de la ville s’impose en ce dimanche matin, malgré une chaleur orageuse de 22 degrés dès 9h: La cathédrale Saint Benoît (fermée, nous n’admirerons que l’extérieur), hôtel de ville, jardins et hôtel particulier… Nous discutons avec une famille partie à la cueillette des champignons… Nous allons longer l’Agout, rivière traversant la ville, pour retrouver le GR653. Nous partons en direction de Viviers les montagnes. Il y a beaucoup de route goudronnée, mais la vue sur la Montagne Noire est impressionnante. Nous rencontrons une randonneuse seule qui marche dans la même direction que nous.

Nous mangerons à Viviers les Montagnes sous le porche de l’église (fermée) et près de la rue Saint Roch…

A Dourgne, nous entrons en bordure du massif de la « Montagne Noire« . Celle-ci, imposante, de couleur sombre, encercle par l’est, tous les endroits que nous allons traverser pendant quelques jours. Elle alimente en eau pure les villages et les champs, rassemblant par de multiples ruisseaux, l’eau tombée sur tout le massif.

L’accueil à l’abbaye a été parfaitement exceptionnel. Cette étape est sans équivoque le plus bel accueil de tous ceux depuis Arles jusqu’à Pau. Sœur Françoise a passé beaucoup de temps avec nous pour nous expliquer son rôle d’hospitalière, l’organisation des journées des sœurs Bénédictines et nous allons être attirés par la participation aux offices du soir après le repas et du matin à 5 heures. C’est ce dernier rendez-vous que je peux appeler « l’apothéose du chemin », les sœurs ayant tenu à nous insérer parmi elles avec les textes nous permettant de suivre leurs chants d’une clarté et d’une beauté magique; nous n’avons pas été capables de chanter tant l’émotion était forte! Mon passé de collégienne à Sainte Marthe (Périgueux) est alors remonté à ma mémoire avec une magnifique force douce. A la fin de l’office, la mise en branle de la cloche puis le son du marteau sur le métal a fait vibrer le silence vivant de l’abbaye d’une façon incroyablement puissante et envahissante, remplissant corps et âmes.

Puis il a fallu prendre le petit déjeuner et préparer les sacs à dos pour repartir. Sœur Françoise est revenue nous dire au revoir et a reçu avec un plaisir sensible notre ressenti au cours de ces moments partagés à l’abbaye. Les adieux ont été difficiles mais tellement pleins du bonheur de s’être rencontrés…

 

 

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