Jour après jour, SEMAINE, Semaine2

JOUR +12: Jeudi

Une journée qui aurait pu être des meilleures, mais deux averses à 13h et à 15h, l’ont un peu gâchée. Mais, pas de quoi en essorer le tee-shirt, comme en haute vienne… une pluie arrêtée par ma cape, rien de bien terrible, on en a vu d’autres en limousin!

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Très belle randonnée avec des passages plats, pentus ou abruptes, mais jamais fatigants, car courts.

Les cèpes sont sortis cette nuit et les paysans sont heureux… J’ai discuté avec l’un d’entre eux, il pensait que je ne connaissais pas les cèpes… Il était content de trouver ces trésors dans les bois et je crois bien qu’il ne voulait pas avouer ses trouvailles… comme s’il avait peur que je les lui subtilise.

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J’ai longé un beau lac: le Lac du Laouzas plein à craquer, débordant par endroit, formant des «mangroves» ça et là… L’eau a détrempé le chemin par endroit et la fin du tour du lac est plutôt difficile.

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J’ai mangé avec Thierry, près de l’église de Villelongue, dédiée aux pèlerins, avec son étrange mais charmant cimetière. Le facteur est passé pendant notre repas.

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Mais la pluie va vite chambouler cette journée sereine, à deux reprises et à deux pas du but.

Et me voilà, toujours avec la pluie, au gîte de Compostelle de la Salvetat Sur Agoût, au sec et au chaud, après être passés par la case de l’office de tourisme qui nous encourage et nous réchauffe.

Thierry est toujours sur le chemin, malgré ses problèmes physiques de genou et de cheville. Mais les Belges sont têtus et persévérants, et c’est un vrai pèlerin… Nous partageons le chemin avec des étapes identiques et quelques repas du soir comme cette soirée mémorable du jeudi +12:

Repas du soir à l’auberge des Consuls à La Salvetat Sur Agoût. Une merveille avec un accueil des plus pittoresques: le chef arrive dans la rue et tout en attachant son tablier d’office, il nous explique avoir du mal à se remettre au travail, ses très nombreux clients de midi l’ayant retenu jusqu’à 16h! Il a du faire une belle sieste, l’odeur de la mousse à raser sent le réveil encore tout proche… Il nous installe, nous sommes les premiers. Nous allons apprendre que ce jour est un jour particulièrement triste pour les habitants du village: ils viennent de perdre leur boulangère d’une mauvaise maladie.  Nous allons avoir toute la soirée, de nombreux habitants qui vont partager leurs émotions avec les restaurateurs, pour se donner un peu de force et surmonter ce drame tous ensembles. Nous comprenons mieux l’état du chef à notre arrivée et la fermeture de tous les autres points de restauration du village.

Thierry qui vient de faire la moitié de son chemin a tenu à m’offrir ce repas. Il va se régaler avec le cassoulet de la patronne qui a une solide réputation au village. Connu et reconnu, c’est ici le plat qui rend fou les pèlerins de passage!

A la fin du repas, une très jolie fille du village vient nous raconter son chemin et nous partirons les derniers après de très beaux échanges au sujet du chemin de Compostelle: un moment de grâce, plein d’authenticité et de force.

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Et c’est parfaitement rassasiés et plein d’énergie que nous retrouverons le gîte pour la nuit, une grande maison solide et authentique qui mériterait une belle restauration. Les portes des chambres sont bruyantes et la cuisine n’est pas très fonctionnelle. Le linge ne sèchera pas cette nuit… Nous sommes nombreux ce soir dans ce gîte.

 

 

 

 

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